Une plongée dans le micro-apprentissage ou microlearning

Préambule

Imaginez que vous deviez transmettre à vos apprenants une notion complexe. Vous disposez de deux options : un cours magistral de deux heures, ou six capsules de 5 minutes réparties sur une semaine avec des quiz intégrés. À votre avis, quelle approche sera la plus efficace pour la rétention à long terme ?

Les neuro-sciences ont tranché : le micro-apprentissage ou microlearning (ML) est une stratégie optimale pour développer l’engagement des apprenants et améliorer leurs résultats d’apprentissage (Dehaene, 2020 ; Job et Ogalo, 2012 ; Park et Kim, 2018).

Ce guide pratique protéiforme va vous accompagner dans la découverte du microlearning, de sa définition à ses fondements neuroscientifiques en passant par des exemples de mise en œuvre concrète qui je l’espère vont transformer vos pratiques pédagogiques.

Le microlearning, une sous-branche de l’e-learning

Pour appréhender pleinement ce qu’est le micro-apprentissage ou microlearning, il faut d’abord que l’on se confronte à la définition de l’e-learning. Ensuite nous expliquerons l’articulation entre e-learning et micro-apprentissage ou microlearning.

L’e-learning parent de l’e-learning

L’e-learning (abréviation de electronic learning), ou apprentissage en ligne en français, désigne l’ensemble des solutions et moyens d’apprentissage reposant sur l’utilisation des technologies numériques et d’Internet.
Pour faire simple, c’est l’union de la pédagogie et de la technologie.
L’e-learning repose sur 3 piliers :

  • Le support technologique : La formation passe par un appareil électronique (ordinateur, tablette, smartphone) et souvent par une plateforme dédiée (appelée LMS – Learning Management System).
  • Le contenu multimédia : Contrairement à un simple manuel papier, l’e-learning utilise la vidéo, le son, l’animation, le texte et des éléments interactifs (quiz, jeux).
  • L’interactivité : L’apprenant n’est pas passif. Il interagit avec le contenu (cliquer, répondre, glisser-déposer) ou avec d’autres personnes (tuteurs, autres élèves via forum ou chat).

Pour parler d’e-learning, il faut qu’il y ait un parcours pédagogique scénarisé et adapté à l’outil numérique. Si le document n’a pas été conçu pour être appris via un écran, c’est simplement de la « documentation numérique ».

L’e-learning ne se déroule pas forcément à distance même si c’est une idée reçue très répandue.
Pour comprendre pourquoi, il faut revenir à la définition du terme. E-learning signifie Electronic Learning (apprentissage par des moyens électroniques/numériques). Cela désigne le moyen utilisé (le numérique), et non le lieu où l’on se trouve.
L’e-learning peut dès lors se dérouler dans trois contextes différents :

  1. Le 100% à distance (Le classique)
    C’est ce à quoi tout le monde pense. L’apprenant est chez lui ou au travail, seul devant son écran.
    Exemple : Suivre un MOOC ou une formation obligatoire sur la sécurité informatique depuis son bureau.
  2. Le Blended Learning (L’apprentissage mixte)
    C’est le format le plus en vogue actuellement. Il mélange le présentiel et le digital.
    Comment ça marche ? Une partie de la théorie est vue en e-learning (vidéos, lectures) à distance, et les apprenants se retrouvent ensuite physiquement avec un formateur pour la pratique, les échanges et les jeux de rôle.
    L’e-learning sert ici à préparer ou à compléter la rencontre physique.
  3. Le présentiel « enrichi » (e-learning en classe)
    On peut faire de l’e-learning tout en étant dans la même salle que le formateur.
    Exemple 1 : Dans une salle de formation, le formateur demande aux participants de sortir leur smartphone pour répondre à un quiz en direct (via des outils comme Kahoot ou Klaxoon).
    Exemple 2 : Des apprenants utilisent des casques de Réalité Virtuelle dans une salle de cours pour simuler une situation dangereuse. C’est de la technologie numérique (e-learning), mais vécue sur place.
    Exemple 3 : Le formateur est présent pour guider, mais chaque élève avance à son rythme sur un module e-learning installé sur les ordinateurs de la classe.
    En résumé :
    L’e-learning n’est pas une question de distance, mais une question d’outils. Dès que vous utilisez une technologie numérique pour apprendre, c’est de l’e-learning, que vous soyez dans votre canapé ou dans une salle de classe.

Le micro-apprentissage : une stratégie spécialisée

Le micro-apprentissage n’est pas l’opposé de l’e-learning, mais une stratégie spécialisée de l’e-learning qui se concentre sur la fourniture de contenus pédagogiques segmentés ou fractionnés.

En termes pédagogiques, le micro-apprentissage (MA) ou microlearning (ML en anglais) est une méthode qui consiste à apprendre via des modules très courts, ciblés et précis.

Voici les points clés pour comprendre ce concept :

  • La durée : Les modules durent généralement entre 2 et 5 minutes (rarement plus de 10).
  • Un seul objectif : Chaque module ne traite qu’une seule idée ou compétence précise (ex: « Comment faire une recherche V sur Excel » et non « Tout savoir sur Excel »).
  • La mobilité : C’est un format pensé pour être consommé sur smartphone, tablette ou ordinateur, n’importe où et n’importe quand (dans le métro, entre deux réunions, etc.).
  • La variété des formats : Vidéos courtes, quiz, infographies interactives, podcasts flash, fiches mémo.

La méthaphore du snack

Le terme « snacking » (ou content snacking) est une métaphore alimentaire utilisée pour décrire une nouvelle façon de consommer de l’information. Imaginez la différence entre un long repas de famille et une barre de céréales avalée sur le pouce.

Dans le cas de la barre de céréales tout comme un module de microlearning, il est possible de les :

Consommer sur le pouce: comme un encas, le contenu est consommé en quelques minutes (souvent moins de 5 min). On ne s’installe pas pour 2 heures. On « grignote » un module de formation rapidement.

Consommation de manière opportuniste: On fait du snacking pédagogique pour combler les « temps morts » de la journée. On consomme les contenus n’importe où et n’importe quand. Exemple : L’apprenant a quelques minutes à attendre dans une salle d’attente chez son dentiste et plutôt que de scroller sans but, il va en profiter pour regarder une vidéo rapide sur la méthodologie de la recherche.

Le micro-apprentissage, c’est l’avenir.

Je vous propose donc une série de vidéos sur le sujet. Elles seront intégrées dans différents chapitres.

Les fondements neuroscientifiques du micro-apprentissage

La Théorie de la charge cognitive (TCC) : pourquoi « moins, c’est mieux »

Le succès du ML repose sur son alignement avec la Théorie de la Charge Cognitive (TCC).

Principe fondamental :

  • Réduction de la surcharge : Le ML réduit la surcharge cognitive (cognitive overload) en divisant les informations complexes en segments plus gérables. Ce fractionnement permet aux apprenants de traiter l’information plus efficacement et de la retenir (Mohammed, Karzan Wakil et Nawroly, 2018).
  • Mémoire de travail : L’approche ML respecte la capacité limitée de la mémoire de travail (working memory). La capacité de rétention de la mémoire de travail est limitée à environ sept items, bien que cela dépende de la manière dont l’information est présentée (le chunking ou regroupement). La mémoire de travail est la capacité à retenir activement un certain nombre de choses à l’esprit.

Métaphore pour vos apprenants :
Imaginez la mémoire de travail comme un bureau. Avec trop de dossiers ouverts simultanément (surcharge cognitive), impossible de travailler efficacement. Le microlearning organise l’information en dossiers compacts et bien rangés.

Les quatre piliers de l’apprentissage

Le ML soutient les quatre piliers de l’apprentissage reconnus par les neurosciences (Dehaene, 2020 ; Barabel, Meier, Perret et Teboul, 2020), qui influencent la vitesse et la facilité d’apprentissage :

Pilier 1 : L’attention

  • L’attention est la première qualité de réussite scolaire.
  • Elle agit comme un filtre qui sélectionne l’information pertinente pour éviter que l’enfant ne soit distrait de sa tâche primaire.
  • La mémoire de travail est souvent décrite comme un type d’attention.

Application microlearning : Des capsules courtes (3-5 min) maintiennent l’attention à son maximum, évitant la fatigue cognitive.

Pilier 2 : L’engagement actif

  • L’apprenant ne peut demeurer passif.
  • L’engagement actif exige que l’apprenant s’implique dans la tâche, réalise des exercices et des auto-surveillances, car les stratégies passives ne permettent pas de développer des représentations performantes.
  • Un organisme passif n’apprend pratiquement rien, car l’acte d’apprendre exige que le cerveau génère activement des hypothèses, guidé par la curiosité.

Application microlearning : L’intégration de quiz intégrés (embedded quizzes), forums de discussion et devoirs participatifs est essentielle pour l’engagement et la rétention de l’information (Leong et al., 2021).

Pilier 3 : Le retour d’information (feedback)

  • Il est un facteur incontournable de l’apprentissage.
  • L’apprentissage se déclenche lorsqu’un signal d’erreur montre que la prédiction générée par le cerveau n’est pas parfaite.
  • L’erreur ne doit pas être sanctionnée ; elle doit être considérée comme un levier d’apprentissage.
  • Le cerveau apprend principalement par essais et erreurs en recevant des feedbacks sur ses tentatives.

Application microlearning : Le ML permet aux apprenants de mettre leurs compétences en pratique dans un environnement simulé et sûr (safe, simulated environment), sans peur de l’échec ni de la rétribution, et de voir (et d’apprendre) des conséquences de leurs actions (Sathiyaseelan et al., 2024).

Pilier 4 : La consolidation

  • Elle assure l’automatisation des connaissances et des procédures.
  • Ce transfert de l’information de l’explicite à l’implicite se fait par la répétition, ce qui permet de libérer de l’espace dans la mémoire de travail et d’éviter la surcharge cognitive.
  • Le sommeil a un effet consolidateur et est essentiel au transfert de l’information vers la mémoire à long terme.
  • La répétition joue un rôle essentiel. Pour être efficace, la répétition de l’apprentissage doit être espacée dans le temps (stratégie consistant à distribuer les apprentissages un peu tous les jours, puis espacer progressivement les révisions).

Application microlearning : Des capsules réparties sur plusieurs jours favorisent la consolidation par répétition espacée, bien plus efficace qu’une session marathon.

Preuves d’efficacité : les résultats du micro-apprentissage

Des résultats mesurables et impressionnants

Amélioration de la performance :

Le ML est une stratégie pédagogique qui divise les connaissances et l’information en petites unités (« small chunks »), les rendant faciles à comprendre et mémorables pour une période plus longue. Des études empiriques confirment que l’utilisation du micro-apprentissage augmente l’efficacité et l’efficience de l’apprentissage (Mohammed, Karzan Wakil et Nawroly, 2018).

Données concrètes :

  • Dans un contexte d’école primaire, le groupe utilisant le MA a montré des résultats d’apprentissage environ 18 % supérieurs au groupe utilisant les méthodes traditionnelles.
  • Dans l’enseignement supérieur (pour les apprenants MBA), le groupe ayant reçu le module de MA a obtenu un score moyen significativement plus élevé au test que le groupe de contrôle.
  • Le groupe ML a obtenu des résultats nettement supérieurs, avec 46% des apprenants obtenant la note « Excellent » contre 10% pour le groupe traditionnel (Dehaene, 2020 ; Job et Ogalo, 2012 ; Park et Kim, 2018).

Rétention durable

  • L’information, bien structurée, est plus rapide et plus facile à mémoriser.
  • Les connaissances sont destinées à rester mémorables pendant une plus longue période.
  • La majorité de la perte de connaissances nouvellement acquises se produit dans les premières 18 à 24 heures après l’acquisition.
  • Le MA aide les apprenants à maintenir les connaissances dans leur mémoire à long terme (Mohammed, Karzan Wakil et Nawroly, 2018).

Développement de compétences spécifiques

L’utilisation de vidéos d’apprentissage interactives, un format clé du micro-apprentissage, a été particulièrement efficace pour améliorer les compétences linguistiques orales (oral language skills), telles que l’intonation, la fluidité et le vocabulaire, et la capacité à transmettre des idées (Leong et al., 2021).

Impact sur l’auto-efficacité

Le micro-apprentissage a également un effet positif sur l’auto-efficacité (self-efficacy) des apprenants. Une étude sur des apprenants en soins infirmiers a montré que l’enseignement à distance utilisant des contenus de MA avait un effet significatif sur leur auto-efficacité, effet qui était plus important que l’éducation traditionnelle (Zarshenas et al., 2022).


La vidéo comme format optimal du micro-apprentissage

Multimodalité et encodage dual

La vidéo est un support efficace car elle combine l’information visuelle et auditive, soutenant ainsi le codage dual (Dehaene, 2020 ; Job et Ogalo, 2012 ; Park et Kim, 2018).

En affichant des mouvements, du son et des simulations, la vidéo est très efficace puisqu’elle peut répondre aux besoins des apprenants qui favorisent l’apprentissage selon des modalités auditives ou visuelles. Les animations dans les vidéos sont associées à des résultats d’apprentissage plus élevés par rapport aux cours traditionnels ou aux textes (Leong et al., 2021).

Segmentation et durée optimale

La rétention est meilleure dans des blocs de 2 x 20 minutes que dans un seul bloc de 40 minutes. Le ML suit ce principe en proposant des courtes unités pour créer plus de débuts et de fins dans la séquence d’apprentissage (effets de primauté et de récence).

Interactivité : le secret de l’engagement

L’engagement est activement stimulé par les outils interactifs offerts par l’e-learning et l’attitude pédagogique.

Fonctionnalités interactives :

Les fonctionnalités interactives incluent les quiz intégrés dans la vidéo, les annotations en vidéo, et les hyperliens. Ces outils contribuent à l’engagement actif. Les quiz, lorsqu’ils sont bien placés, ont un effet positif avéré sur les résultats d’apprentissage et l’engagement (Leong et al., 2021 ; Sathiyaseelan et al., 2024).

Préférences des apprenants :

Les apprenants ont montré une forte préférence pour les outils de micro-apprentissage suivants (Mohammed, Karzan Wakil et Nawroly, 2018) :

  • Jouer et activités (97 %)
  • Courtes vidéos tutoriels (95 %)
  • Flashcards et infographies (94 %)
  • Raconter des histoires (92 %)

Motivation et flexibilité : placer l’apprenant au centre

Autonomie et approche centrée sur l’apprenant

La motivation est une condition essentielle à tout apprentissage et détermine l’intérêt pour l’activité elle-même. Tandis que la motivation extrinsèque est régie par les renforcements. Le ML vise à susciter chez l’apprenant l’envie et le désir d’apprendre (Dehaene, 2020 ; Job et Ogalo, 2012 ; Park et Kim, 2018).

Le micro-apprentissage rend l’éducation plus attrayante et efficace en plaçant l’apprenant au centre de son parcours :

  • Autonomie : Le MA permet aux apprenants d’accéder aux informations quand, où et dans le format dont ils ont besoin. La vitesse d’apprentissage est choisie par les apprenants eux-mêmes (Mohammed, Karzan Wakil et Nawroly, 2018).
  • Révision : Le contenu étudié peut être revu plusieurs fois si nécessaire, à son propre rythme.
  • Expérience positive : Les participants réagissent plus positivement à cette nouvelle stratégie d’apprentissage, et le MA est décrit comme amusant et engageant.

Le rôle des émotions

Les émotions ont une grande influence sur la mémoire. L’information émotionnelle est mieux mémorisée que l’information neutre. Le stress et la peur (qui activent l’amygdale) nuisent gravement à l’apprentissage et à la mémoire, en altérant l’hippocampe. Un environnement bienveillant et positif est nécessaire (Dehaene, 2020 ; Job et Ogalo, 2012 ; Park et Kim, 2018).


Un petit exercice de classement

Dans l’activité ci-dessous, vous avez l’occasion de faire un petit de jeu. Il s’agira que vous classiez différentes activités d’apprentissage en fonction de leur appartenance catégorielle à l’enseignement traditionnel, l’e-learning, au micro-apprentissage ou microlearning et au nanolearning. L’objectif est de vous permettre d’évaluer si vous avez bien assimilé les notions vues dans les différentes capsules.


Parce qu’une image vaut plus que tous les discours


Sources

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